Le contexte judiciaire n’a pas empêché une démonstration de soutien. Mercredi soir, au Parc des Princes, Achraf Hakimi était aligné d’entrée pour le barrage retour de Ligue des champions face à Monaco. Vingt-quatre heures plus tôt, le latéral du PSG était renvoyé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour des faits de viol qu’il conteste.
Dans les tribunes, une partie du Virage Auteuil a déployé une banderole en sa faveur en première période. Autour de la 20e minute, des chants à son nom ont résonné dans l’enceinte parisienne. Un soutien assumé, visible, qui n’est pas passé inaperçu.
La scène a suscité une réaction rapide de l’avocate de la plaignante. Rachel-Flore Pardo a dénoncé une initiative qu’elle qualifie d’« insulte aux victimes de viol ». Selon elle, la banderole et les chants traduisent un décalage persistant dans le monde du football masculin face aux violences sexuelles.
« La victime est niée, l’accusé est ovationné », a-t-elle déclaré, rappelant que la procédure suit son cours et que la justice devra trancher.
Sur le terrain, Hakimi s’est concentré sur l’enjeu sportif. Mais en tribunes, le soutien affiché a replacé l’affaire au centre de l’actualité. Entre présomption d’innocence et mobilisation contre les violences sexuelles, le dossier continue de diviser.
La procédure judiciaire se poursuit désormais devant la cour criminelle départementale. En attendant l’audience, le latéral marocain reste un acteur majeur du PSG, sous les projecteurs à la fois sportifs et judiciaires.


